Observatoire des start-ups françaises de la mobilité 2026 : un écosystème qui entre dans une phase de consolidation

Le Moove Lab (MOBILIANS × Via ID – Mobivia) et Roland Berger sont fiers de dévoiler l’édition 2026 de l’Observatoire des startups françaises de la mobilité. Cette troisième édition propose une nouvelle fois une analyse approfondie des dynamiques de financement et des grandes transformations à l’œuvre au sein de l’écosystème français.

Retrouvez ci-dessous quelques enseignements clés de cette nouvelle édition. Au-delà de ces premiers insights, l’étude complète offre une lecture détaillée des tendances, enrichie de données exclusives, des résultats d’un sondage complété par plus de 100 startups françaiseset d’interviews de près d’une vingtaine d’ experts du secteur.

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Chiffres clés :

  • 689 M€ mobilisés par les startups françaises des transports en 2025, soit un repli de 41% en valeur et de 21% en volume par rapport à 2024

  • Le secteur se maintient au 5ème rang des verticales les plus financées en France

  • La France reste le 2ème pays le plus dynamique en Europe, derrière le Royaume-Uni mais devant l’Allemagne

  • Bpifrance est le principal investisseur du secteur des transports, avec 11 opérations en 2025

  • Le Moove Lab continue d’être un acteur clé de l’écosystème français : pour la 4ème année consécutive, les startups accélérées représentent plus de 25% des levées early stage 

  • 28% des startups françaises de la mobilité considèrent que  l’intelligence artificielle est au coeur de leur proposition de valeur, deux fois plus qu’en 2024

 

Une phase de consolidation après des années d’hypercroissance

L’année 2025 confirme une tendance amorcée depuis deux ans : le secteur des transports entre dans une phase de consolidation. Les levées de fonds reculent, aussi bien en valeur qu’en volume, marquant un ralentissement après une période exceptionnelle entre 2021 et 2023.

Cette baisse est principalement portée par une forte contraction de l’early stage (<15 M€), liée à un ralentissement de la création de startups, une sélectivité accrue des investisseurs, ainsi qu’un recours croissant à des financements alternatifs (non dilutifs, bootstrap, bridges), moins visibles.

Le growth stage (15–40 M€) se maintient, soutenu par la baisse des valorisations et de la taille des tours, tandis que le late stage (>40 M€) entre dans une phase de décroissance, marqué par le recul des méga-levées capitalistiques, notamment dans les infrastructures industrielles (gigafactories, recharge).

Pour autant, cette dynamique ne traduit pas un affaiblissement structurel, mais bien une transformation profonde du secteur vers des modèles plus robustes et disciplinés.  

Un écosystème plus mature et en voie de rationalisation

L’un des enseignements majeurs de cette édition est la montée en maturité de l’écosystème.

Plusieurs facteurs expliquent la poursuite de ce ralentissement : un contexte politico-économique encore incertain, ainsi qu’un recours accru au financement non dilutif dans certains segments, notamment les infrastructures de recharge (ex. Electra en 2025).

On observe également une réallocation partielle du capital vers des thématiques stratégiques (IA, défense, souveraineté, semi-conducteurs), au détriment des sujets liés à l’impact et au climat. Enfin, les projets les plus capitalistiques et deep tech restent confrontés à des difficultés de financement et de passage à l’échelle.

Dans ce contexte, le modèle des startups évolue : l’objectif n’est plus seulement la croissance à tout prix, mais l’atteinte d’une rentabilité plus rapide et d’une efficacité opérationnelle accrue.

L’IA et la souveraineté au cœur des transformations

L’intelligence artificielle s’impose comme un levier clé de transformation du secteur. En 2025, 28 % des startups la placent désormais au cœur de leur proposition de valeur, soit un doublement en un an, tandis que 88 % l’utilisent comme outil interne, illustrant une adoption encore progressive mais en forte accélération.

Un écosystème français résilient à l’échelle européenne

Malgré le ralentissement global, la France confirme sa position de deuxième écosystème européen des transports, derrière le Royaume-Uni et devant l’Allemagne.

L’écosystème reste fortement concentré en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, qui représentent à elles deux près de 90 % des montants levés.

Enfin, des acteurs structurants comme Bpifrance ou EIT Urban Mobility continuent de jouer un rôle clé dans le financement et le développement des startups.

Vers une nouvelle phase de croissance

Les perspectives à moyen terme appellent à un optimisme raisonnable mais vigilant.

Les fondamentaux restent solides, portés par l’ampleur du marché lié à la décarbonation des mobilités, au cœur des enjeux de souveraineté et de résilience énergétique.

En parallèle, la mobilité, l’automobile, la logistique et les transports s’imposent comme des terrains d’application privilégiés pour l’intelligence artificielle. Après une année 2025 marquée principalement par des levées autour de solutions transversales, un fort potentiel de startups développant des cas d’usage verticalisés est attendu.

Cette dynamique s’appuie sur un écosystème dense et diversifié, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur. Dans ce contexte, la sélectivité accrue des investisseurs contribue à un assainissement du marché, les projets les plus solides et porteurs de perspectives de rentabilité continuant à se financer.

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L’Observatoire des startups françaises de la mobilité 2026