Prix de l’énergie pour les professionnels : le point marché Mobilians – 17 mars 2026
Les tensions au Moyen-Orient continuent de soutenir les prix de l’énergie. À ce stade, l’augmentation de l’électricité reste relativement contenue, tandis que le gaz demeure beaucoup plus exposé au blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions d’approvisionnement. Pour les entreprises, l’enjeu est simple : distinguer ce qu’il faut sécuriser tout de suite de ce qu’il vaut mieux laisser mûrir quelques semaines encore.
Sur l’électricité, la hausse du gaz et du pétrole pousse surtout les prix à court terme, mais sans emballement comparable à celui observé sur le gaz. Le produit Base pour 2027 se stabilise et les échéances plus lointaines restent mieux orientées. Pour les adhérents MOBILIANS, la conséquence la plus concrète concerne la recharge des véhicules électriques, en particulier sur les bornes publiques rapides. Une tension durable sur l’électricité ne change pas tout de suite l’économie du véhicule électrique, mais elle peut renchérir la recharge pour les professionnels qui roulent beaucoup et dépendent du public plutôt que d’une recharge sur site.
Le gaz reste le point de tension principal. Sur les neu premiers jours de mars, le CAL 27 a subi une hausse fulgurante de 36%. Le cours semble s'équilibrer autour des 35€ du MWh. Le marché reste nerveux tant que la situation géopolitique ne se débloque pas. Avec des stocks européens de gaz inférieurs à 29 %, l’Europe doit reconstituer ses volumes dans un contexte de prix élevés. Tant que le détroit d’Ormuz reste bloqué, une baisse nette des cours paraît incertaine. Les produits 2028 et 2029 restent donc à surveiller, sans décider vos achats trop vite sur le long terme.
Pour les adhérents MOBILIANS, l’impact dépasse le seul gaz consommé sur site. Il concerne aussi les détenteurs de véhicules GNV ou bioGNV. Si la tension sur le gaz dure, les flottes roulant au GNV ou au bioGNV peuvent voir leur avantage économique se réduire à court terme, surtout en l’absence de contrat bien sécurisé.
Si un changement de contrat ou une renégociation doit intervenir dans les prochaines semaines, mieux vaut s’en occuper maintenant et privilégier, quand c’est possible, une formule à prix fixe pour éviter de rester exposé à un marché encore instable. Cela vaut en priorité pour le gaz et, par ricochet, pour les entreprises concernées par le GNV ou le bioGNV. En revanche, pour des échéances situées à un an ou plus, il paraît plus prudent d’attendre un marché plus calme avant de se positionner, sur l’électricité comme sur le gaz.