Après le pic du 14 septembre, les prix de l'énergie se sont partiellement détendus. Depuis le 7 septembre, le CAL 27 gagne encore 1,6 % sur l'électricité base, 4,8 % sur le gaz et le Brent 3,4 %, des hausses nettement inférieures à celles de vendredi. Ce repli s'explique par la réorientation d'exportations saoudiennes vers Ormuz (de 0,7 à 2,9 millions de barils/jour), après la remise en service partielle de l'oléoduc Est-Ouest endommagé le 11 septembre, et par des signaux diplomatiques entre Washington et Téhéran. En France, la disponibilité du parc nucléaire reste à un niveau correct après la canicule de juillet-août, sans isoler les prix français de la volatilité persistante du gaz européen.

Pour les adhérents Mobilians, cette évolution des prix de gros touche directement deux postes de coûts : l'électricité des ateliers, showrooms et bornes de recharge (IRVE), de plus en plus présentes chez les distributeurs et réparateurs automobiles, et le gaz utilisé pour le chauffage des locaux et des cabines de peinture.

 

 ÉLECTRICITÉ : LA FACTURE DES ATELIERS ET DES BORNES DE RECHARGE
RESTE SOUS TENSION

 

 

Le CAL 27 base n'avait plus atteint un tel niveau depuis décembre 2023 : porté par la flambée du gaz et les tensions au Moyen-Orient, il a culminé à 92,80 €/MWh le 14 septembre, avant de reperdre 10,1% pour s'établir à 83,42 €/MWh.

Les échéances plus lointaines reculent même légèrement sous leur niveau du 7 septembre : -3,7 % pour le CAL 28, -1,7 % pour le CAL 29 et -1,0 % pour le CAL 30, signe que la tension reste concentrée sur l'échéance proche plutôt que diffuse sur l'ensemble de la courbe.
Les prix aux heures de pointe (CAL 27 peak, +9,7 % depuis le 7/9) restent la progression la plus marquée du marché malgré ce repli, ce qui continue de peser sur les ateliers et showrooms ouverts en journée sur des créneaux de forte consommation. Pour un réseau où les bornes de recharge se multiplient, cette dynamique mérite toujours d'être suivie de près avant la renégociation des contrats à échéance proche.

 
GAZ : UN RÉPIT PONCTUEL AVANT L'HIVER POUR LE CHAUFFAGE DES ATELIERS ET CABINES DE PEINTURE


 

 

Le CAL 27 gaz (PEG) est toujours volatil, à 55,98 €/MWh, en hausse de 4,8 % depuis le 7 septembre, mais en repli net par rapport au pic de 60,00 €/MWh (+12,3 %) du 14 septembre. Les échéances suivantes suivent la même détente : +4,6 % pour le CAL 28 et +3,5 % pour le CAL 29.

Ce repli accompagne celui du pétrole : la réorientation des flux saoudiens vers Ormuz et les signaux diplomatiques entre Washington et Téhéran desserrent la prime de risque qui pesait aussi sur le gaz. Les stocks européens atteignent 69,94 % au 21 septembre ; ceux de la France sont pleins à 80,31 %.
Cet écart entre la France et la moyenne européenne, combiné à l'incertitude persistante sur la durée de la crise, devrait continuer à soutenir les prix à moyen terme, même si l'accalmie récente illustre la sensibilité du gaz aux évolutions, même partielles, du contexte géopolitique.

Pour les adhérents chauffant leurs ateliers ou leurs cabines de peinture au gaz, la tendance de fond reste haussière malgré ce répit ponctuel, ce qui justifie toujours d'anticiper la question du contrat plutôt que d'attendre les premiers frimas.
 
 
PRÉCONISATIONS

 

  • Anticiper la renégociation des contrats électricité et gaz arrivant à échéance dans les prochains mois plutôt que d'attendre la période hivernale, où la demande tend à accentuer la volatilité.
  • Étudier une couverture partielle sur les échéances 2027-2028, dont les prix restent sensiblement plus élevés que ceux de 2029-2030, pour lisser le coût moyen d'approvisionnement.
  • Auditer la consommation électrique des sites les plus consommateurs (ateliers, bornes de recharge, cabines de peinture) pour identifier des économies possibles indépendamment des prix de marché.
  • Suivre l'évolution des indices de marché à chaque quinzaine, le contexte géopolitique actuel pouvant faire évoluer rapidement les tendances, dans un sens comme dans l'autre.
  • Garder à l'esprit que la volatilité actuelle du marché ne permet pas de garantir un niveau de prix futur ; un accompagnement par un conseil en énergie peut faciliter cette analyse et la mise en concurrence des fournisseurs.

 


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