Selon les données publiées le 13 février 2026 par l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière), 226 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en janvier 2026, soit 25 décès supplémentaires par rapport à janvier 2025. En outre-mer, 11 personnes sont décédées, soit 11 de moins qu’à la même période l’an dernier. 
 
 
  • Une augmentation des décès en France métropolitaine
En janvier 2026, 226 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine, soit 25 décès supplémentaires par rapport à janvier 2025. Cette hausse concerne plusieurs catégories d’usagers.
Les automobilistes enregistrent la progression la plus marquée (+27 tués), suivis des usagers de deux-roues motorisés (+4) et des cyclistes (+2). La mortalité piétonne reste stable sur le mois, tandis que les décès d’usagers d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPm) reculent légèrement (-3).
L’ensemble des classes d’âge est concerné par cette augmentation, en particulier les 25-64 ans (+10 tués) et les personnes âgées de 65 ans ou plus (+12).
D’un point de vue territorial, la hausse est principalement observée hors agglomération (+19 tués), mais également en agglomération (+2) et sur autoroute (+4).
  • Blessés graves : une baisse mensuelle mais une tendance annuelle en hausse
Le mois de janvier 2026 enregistre 978 blessés graves, soit une diminution de 4 % par rapport à janvier 2025.
Cette baisse concerne notamment les cyclistes (-19 %), les usagers de deux-roues motorisés (-8 %) et les piétons (-4 %). À l’inverse, le nombre de blessés graves en EDPm progresse de 5 %.
Toutefois, sur les douze derniers mois, le nombre total de blessés graves demeure orienté à la hausse (+4 % par rapport aux 12 mois précédents), traduisant une stabilisation à un niveau élevé de l’accidentalité grave.
  • Des évolutions structurelles sur douze mois
Sur la période cumulée des douze derniers mois, la mortalité routière augmente de 4 % par rapport à la période précédente et de 1 % par rapport à l’année 2019, année de référence pour la décennie 2020-2030.
Les automobilistes représentent près de la moitié des décès (1 590 tués). La mortalité piétonne progresse de 8 %, tandis que la mortalité à vélo connaît une hausse significative (+10 % sur un an et +26 % par rapport à 2019).
Les décès d’usagers d’EDPm augmentent fortement (+64 %), illustrant les enjeux liés à l’essor des mobilités individuelles motorisées.
Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de transformation des pratiques de déplacement, marqué par un recours accru aux mobilités actives en milieu urbain et rural. 
  • Une amélioration notable en outre-mer
En outre-mer, la situation apparaît plus favorable. En janvier 2026, 252 accidents corporels ont été enregistrés, soit une baisse de 13 % par rapport à janvier 2025.
Le nombre de personnes tuées s’élève à 11 (contre 22 un an auparavant) et celui des blessés à 349 (-8 %). Sur les trois derniers mois, la tendance est à la baisse pour les tués, tant dans les départements et régions d’outre-mer que dans les autres territoires ultramarins.
  • Un enjeu majeur de politique publique
Les données du baromètre de janvier 2026 confirment que la sécurité routière demeure un enjeu central de politique publique.
Dans un contexte d’évolution des mobilités et d’augmentation de certaines catégories d’usagers vulnérables, le renforcement des actions de prévention, l’adaptation des infrastructures et le respect des règles de circulation constituent des leviers essentiels pour inverser durablement la tendance et atteindre les objectifs fixés pour la décennie 2020-2030.