25 ans du CNSR : il est temps de regarder la vérité en face.

Les chiffres sont là. Mais derrière ces chiffres, il y a des visages, des prénoms, des familles, des enfants qui ne demandaient qu'à vivre.

Trop de drames. Trop de vies brisées. Un coût humain, social et économique qui n'est plus acceptable : 100 milliards 400 millions d'euros par an.

Et pourtant, l'État n'investit que 5 milliards d'euros par an dans la prévention et la sécurité routière, soit vingt fois moins que ce que coûtent chaque année les accidents de la route. L'envoyé spécial des Nations Unies pour la sécurité routière Monsieur Jean TODT le rappelle avec force :

Il faut renforcer la sensibilisation et investir davantage.

Alors oui, il faut renverser la table sur la formation et l'éducation à la sécurité routière.
Nous devons :
➡️ renforcer la formation au permis de conduire
➡️ rendre obligatoire une formation théorique
➡️ permettre l'accès à l'apprentissage anticipé de la conduite et le passage de l'épreuve du code de la route dès 14 ans
➡️ instaurer une formation post-permis obligatoire
➡️ redonner à l'école de conduite toute sa place dans la politique de sécurité routière.

L'école de conduite n'est pas seulement un lieu où l'on apprend à conduire. C'est un acteur cardinal de la prévention, de l'éducation et de la transmission des comportements responsables.

Pour ce 25e anniversaire du CNSR, Madame Estelle BALIT, Déléguée interministérielle à la Sécurité routière: nous voulons porter une ambition claire : faire de la formation le premier levier d'une nouvelle politique de sécurité routière.

Madame la Ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne , nous fait par des positions du gouvernement ; « L’État doit prendre toute sa part dans cet engagement : c'est sa responsabilité, et il doit désormais agir en conséquence ».
Pour les conducteurs qui utilisent leur téléphone au volant, la suspension administrative du permis doit être étendue à l'ensemble du territoire national. Car derrière chaque vie perdue, il y a une mère, un père, un frère, une sœur, un fils ou une fille qui ne rentrera pas à la maison. Et parfois, un homme ou une femme qui, à la suite d'un accident, ne retrouvera plus jamais sa vie d'avant. Une famille qui doit alors apprendre à vivre autrement.
La culture de la route doit évoluer : comprendre que la route est un espace de liberté, mais qu'elle n'est pas sans danger, un espace où les différents usagers doivent coexister et non se combattre. Une politique publique ne se construit et ne s'évalue qu'en écoutant les experts, les chiffres et les professionnels du terrain.

Mieux former, c'est mieux prévenir. Et mieux prévenir, c'est sauver des vies. Au plaisir de vous rencontrer prochainement.