Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé son intention de revoir le fonctionnement du Compte Personnel de Formation afin d'en renforcer la dimension professionnelle. Le principe serait de conditionner toute mobilisation du CPF à une validation préalable de la cohérence du projet de formation avec les perspectives d'emploi et les besoins du marché du travail.
Pour les salariés, cette validation serait assurée par l'employeur. Les demandeurs d'emploi pourraient, quant à eux, être accompagnés par France Travail ou l'Apec.
Une réforme qui divise
Cette proposition suscite déjà de nombreuses réactions.
Les organisations syndicales, notamment la CFDT et la CGT, estiment qu'elle remettrait en cause le principe fondateur du CPF, qui permet à chaque actif de construire librement son parcours de formation et d'évolution professionnelle.
À l'inverse, plusieurs représentants du patronat considèrent qu'un meilleur ciblage des financements est nécessaire afin de garantir une utilisation plus efficiente des ressources consacrées à la formation.
Un nouveau tour de vis après plusieurs restrictions
Cette réforme s'inscrit dans la continuité des mesures déjà mises en œuvre ces dernières années pour maîtriser les dépenses liées au CPF.
Parmi les principales évolutions figurent notamment :
  • l'augmentation du reste à charge pour les bénéficiaires ;
  • le plafonnement du financement de certaines formations ;
  • le recentrage de l'éligibilité de plusieurs dispositifs, dont certaines formations liées au permis de conduire.
Quels impacts pour les organismes de formation ?
Si cette réforme venait à être adoptée, elle pourrait modifier durablement les modalités d'accès à la formation professionnelle et les conditions de financement des parcours.
Les organismes de formation, ainsi que les professionnels de l'éducation routière, devront suivre avec attention les arbitrages qui seront retenus au cours des prochains mois.
Mobilians poursuivra sa veille sur ce dossier et tiendra ses adhérents informés des évolutions réglementaires ainsi que de leurs conséquences pour la profession.
 
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