Prime à la modernisation oui, prime à la casse non!
Dans le cadre des réflexions sur l'écotaxe, le Ministre des transports a envisagé une prime à la casse poids lourds, or ce qui a été fait avec succès pour l'automobile n'est pas forcément transposable au marché du camion...
EN BREF
Lors de l'audition devant la mission écotaxe de l'Assemblée nationale le 5 février dernier, le CNPA et les constructeurs de poids lourds ont soutenu l’idée d’une aide à l’investissement mais rejeté totalement celle d’une prime à la casse qui n’est pas adaptée à notre secteur.
En effet, le système de prime à la casse est efficace lorsqu’il s’applique à un bien de consommation comme l’automobile. En revanche, pour une entreprise de transport, le camion est un outil productif qui, même en fin d’utilisation, a encore une valeur marchande pouvant atteindre 15.000 euros. La mise à la casse d’un véhicule correspond donc à une destruction de valeur qui devrait alors être compensée par des montants de prime encore plus importants (d’au moins 25.000 euros), ce qui est inenvisageable.
Le CNPA et les constructeurs de poids lourds ont écrit aux Ministres des transports et du redressement productif pour attirer leur attention sur le fait que la mise en place d’une prime à la casse risque d’avoir un effet quasi nul sur le marché sauf si des montants très importants étaient envisagés.
POUR EN SAVOIR PLUS
Téléchargez le courrier envoyé le 13/02/2014, à Frédéric Cuvillier, Ministre des transports
Téléchargez le courrier envoyé le 13/02/2014, à Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif